samedi 21 novembre 2009

Au Père-Lachaise...

''Comme les anges à l’œil fauve,
Je reviendrai dans ton alcôve
Et vers toi glisserai sans bruit
Avec les ombres de la nuit.''
- Charles Baudelaire, Un revenant (Les Fleurs du Mal, extrait)



A l'Est de Paris, dans le XXe arrondissement, se trouve un lieu extraordinaire. Un lieu fantastique. Un lieu frissonnant... Le cimetière du Père-Lachaise.
Il fut mis en service en 1804 sur ordre de Napoléon Ier. Il doit son nom à François d'Aix de La Chaise, confesseur de Louis XIV durant 34 ans.
La première sépulture fut, malheureusement, celle d'une fillette âgée d'à peine cinq ans. Fin 1804, le cimetière ne comptait que 13 tombes. Les parisiens n'avaient guère envie de se faire inhumer dans un lieu assez éloigné du centre de Paris. De plus, le quartier alentour était très pauvre. Comme le nombre de sépultures augmentait toujours très péniblement les années suivantes, la mairie de Paris organisa le transfère des dépouilles de quelques célébrités tel Molière ou la Fontaine pour donner envie aux parisiens de s'y faire enterrer : ce fut une réussite (33 000 tombes, en 1830).
Depuis toujours haut lieux d'histoires, souvent sombres et étranges, tantôt de sorcelleries ou de hantises, le cimetière du Père-Lachaise m'a intrigué et je vous livre ici le récit de mon aventure en plein cœur de cet étonnant écrin de la mort ...



Tombe du Maréchal Gouvion Saint-Cyr (de) - 37e division


Un faible rayon de soleil colore les pavés défoncés par les racines offensives des arbres robustes qui, embrasent à l’automne, les allées romantiques de la nécropole parisienne.

Baignés par les ténèbres, certaines statues et ornements émergent à l’horizon, au détour d‘une allée. Leur pâle blancheur fait parfois songer à une apparition fantomatique.


Errant et méditant sur ce royaume éternel qu’est la mort, je ne peux éviter de frissonner. Pourquoi éprouvons-nous une fascination si frénétique pour cet univers ?
Ici émanent les effluves d’un monde de trépassés et il ne serait pas bon de trop les respirer...
Pourtant j’ose pénétrer dans cet empire lugubre qui, je le sais, ne me laissera pas sortir indemne.

Après ma descente du métro, j’accède à la nécropole par le boulevard Ménilmontant, soit l’entrée principale. J’ai à présent devant moi une grande d’allée ponctuée, sur les côtés, par une multitude de tombeaux.
Ce musée à ciel ouvert de statues funéraires en tout genre est effrayant. Dans cet empire mortuaire, l’on croit entendre sonner le glas ou entendre, provenir d’un sépulcre, un requiem. La mort y est perceptible avec beaucoup d'acuité, parfois très lyrique à la vue de certains ornements.

Outre mon ressenti, je vais à présent vous faire part de quelques étrangetés que manifestent ces lieux.



Tombe de Fernand Arbelot - 11e division

 Ainsi, et à maintes reprises, touristes ou gardiens ; visiteurs de passage ou habitués, ont perçu, ont vu de biens étonnants phénomènes déconcertants et transcendant notre vision trop arrêtée sur ces champs de repos éternel.
Ils sont nombreux ces vagabonds de passage à avoir croisé en leur sillage, bondissant d’une tombe, sautant et s’engouffrant entre les chapelles mortuaires, un gigantesque chat roux qui pousse d'éternels miaulements de lamentation avant de s'envoler au-dessus des caveaux. On raconte que ce brave félin se vu refuser une sépulture décente.
On dit aussi du Père-Lachaise que, la nuit, c'est toute une foule de sorciers, de gothiques, nécrophiles qui prennent possession des allées pour s'adonner à des pratiques plus que marginales. On ne compte plus ces cérémonies énigmatiques qui s'y déroulent parfois. De même que les histoires insolites...

Tombe de Victor Shoelcher - 55e division


Tombe de Georges Rodenbach - 15e division


Tombe d'Alexandre Flaguière - 4e division



Prenons pour exemple cette princesse russe Demidoff (19e division) qui promit à quiconque veillerait sur son cadavre un an durant dans son caveau, de lui léguer sa fortune. Certes, cette annonce testamentaire a suscité beaucoup de candidatures, mais nulle n'a tenu promesse et le cimetière aujourd'hui a clôturé les inscriptions.

Autre anecdote pour le moins étonnante ; le gisant du journaliste Victor Noir (92e division) - qui fut assassiné par le prince Pierre Bonaparte d'un coup de révolver en 1870 -, a la particularité de posséder les parties génitales fortement bombées et lustrées. En effet, certaines femmes viennent s'y frotter le bas-ventre pour, dit-on, pouvoir enfanter. Cet acte qui est donc supposé accroître la fertilité existe depuis très longtemps. Jadis, dans l'Antiquité, on vénérait de véritables cultes à des roches supposées rendre les femmes fécondes.

Je passe à proximité de la tombe du médium Allan Kardec (44e division). Je me rappelle alors qu’elle est le point d'orgue de pèlerinages qui sont constamment organisés par des spirites. Ils y viennent se recueillir et méditer sur l'aphorisme inscrit sur le fronton de son monumental cénotaphe : "Naître, mourir, renaître encore et progresser toujours, telle est la loi."


Tous paraît calme en cette silencieuse nécropole et pourtant un sentiment anormal m'obsède - mais quoi ?

Ce sentiment s'accrut brutalement lorsque je discernai la tombe de la famille Raspail (18e division).
Vision terrifiante et mélancolique que de voir cette triste forme féminine enveloppée dans un suaire et dont émerge un bras nu, tendu pour s'agripper aux barreaux du sépulcre où est retenu prisonnier éternel son mari, le célèbre politicien François Raspail (transféré au Panthéon). Cette tombe exhale le chagrin. En m'éloignant du tombeau, coïncidence ou pas, la fraîcheur du soir vint m'apporter quelques frissons... la nuit allait bientôt tomber.
En repartant, je m'arrêtai un instant pour contempler la sépulture si mystérieuse de ce fantsmagore dont j'avais tiré quelques mots dans un précédant article : Etienne-Gaspard Robertson (8e division). Cet abbé né en 1764 et originaire de Belgique a, avec ses nombreuses projections au cours desquelles il utilisait divers moyens "scientifiques", réussi à faire croire à un public crédule qu'il avait la faculté de faire apparaître sur un écran les défunts :

« Citoyens et messieurs, j’ai assuré que je ressusciterai les morts, je les ressusciterai. Ceux qui désirent l’apparition d’êtres chers dont la vie s’est terminée par la maladie ou autrement n’ont qu’à parler : j’obéirai à leur commandement ».

Le montreur de spectre est décédé en 1837. Sa tombe est ornée de créatures diaboliques, de têtes grotesques ainsi que de scènes représentant la mort triomphant sur les vivants.



Tombe de Frédéric Chopin - 11e division


Au Père-Lachaise, si l'on prend garde, on peut aussi entrevoir l'ombre de certaines célébrités qui y sont inhumées (Piaf, Bashung, Salvador, La Fontaine, Faure, Morrison, …). N'a ton pas vu Fréderic Chopin errer dans le "carré romantique" ? Ne s’est-on pas étonné lorsque que certains témoins affirmaient avoir distingué une silhouette ressemblant fortement à Gérard de Nerval derrière sa tombe ?

 Des fantômes, on en trouve aussi aux abords du Mur des Fédérés. Là où, à l’aube du 28 mai 1871, furent fusillés 147 communards…

J'évite, autant que possible, de considérer les histoires que je viens de vous narrer : l’angoisse pourrait m’envahir
Comprenez-vous à présent quelle force obscure étreint chacun de nous lorsque que nous venons à franchir les lourdes portes de ce champ de trépassés ?

Laissant derrière moi le boulevard des allongés le plus célèbre de France, j'ai la déplaisante impression qu'une chose invisible me suit... Une ombre échappée ?!





LA SEMAINE PROCHAINE. Après cette escapade parisienne, la semaine prochaine nous retrouverons le calme de la campagne normande avec l'arboretum et le château d'Harcourt dans l'Eure. 


AU PÈRE-LACHAISE... DIAPORAMA.
video


PHOTOGRAPHIES. Merlin
MUSIQUE. W.A Mozart - Lacrimosa (Requiem)

samedi 14 novembre 2009

L'énigmatique Erick Fearson se dévoile...


"Pour moi, le paranormal
a toujours été normal !"
- Erick Fearson

J'espère que mes chers lecteurs n'ont pas oublié l'article où je dressais, en quelques lignes, le portrait d'Erick Fearson, chasseur de fantômes. Ce Grand Homme de l'univers du Bizarre à qui j’avais dédié un petit clin d’œil sur mon "Journal d'un chasseur de légendes normandes".
Qu'importe ! Puisque je vais à nouveau, sur ce blog cette fois, vous raconter l'histoire de cet étonnant personnage. D'autant plus qu'il a accepté de répondre à quelques-unes de mes questions sur ses chasses aux fantômes. C'est donc un portrait plus complet que je m'apprête à publier. Cet article est le début d'une petite série de biographies sur ces personnages importants dans l'univers du fantastique, du patrimoine et de la photographie : les trois principaux sujets du blog.

Note : Les photographies d'Erick Fearson sont signées Julien Boisard, elles ont été reproduites ici avec son aimable autorisation. Tous droits réservés. Le tableau est l'œuvre du peintre Jacques de Larocque-Latour.

Une découverte inopinée
Ce fut par une brumeuse matinée d'automne que je fis la découverte fortuite d'un homme. Ou plutôt d'un site Web : maison-hantee.com. Je souhaitais juste connaître quelques informations sur les hantises d'une abbaye que certains de mes lecteurs connaissent, celle de Mortemer en Normandie.
Et c'est alors que par un lien de Google, j'arrivai sur le site - la mine d'or ! -, de Maison-hantee.com.
Je me suis alors empressé de dévorer l'article concerné, qui était extrêmement bien écrit et très généreux en informations - ce que j’appréciai fortement.
Un nom étrange attira tout de même mon attention : Erick Fearson. Par la suite et au cours de mes "investigations" menées sur le site, j'appris que c'était l'un des principaux rédacteurs.
Un site qui constitue une véritable référence en la matière puisque il est entièrement consacré à la découverte du patrimoine de l'imaginaire et du mystère et traite aussi de l'actualité du fantastique dans tous ses états (médias, littératures, cinéma, etc.). Et depuis ce temps, je me rends régulièrement sur ce site et le blog qui nous informent de l'actualité du fantastique.
C'est par ce site aussi que je découvris à l'automne 2006 le talentueux photographe anglais Sir Simon Marsden, lors de la sortie de son livre La France hantée – livre auquel Erick à collaboré.

Enfin, deux ans plus tard, en octobre 2008, le blog annonce la parution prochaine du premier livre d'Erick Fearson : Manuel du chasseur de fantômes - dont je ferai la critique par la suite.
Inutile de vous préciser l'engouement qu'a suscité chez moi cette annonce. Quelques jours plus tard, je devenais le fier acquéreur de l'ouvrage.
Puis, le 6 décembre, à l’espace Landowski de Boulogne-Billancourt, je rencontrai son auteur.

Loin de lui l'esprit de lucre, il m'a semblé que cet homme était passionné par ce qu'il faisait. C'est un peu un détective de l'étrange, un Sherlock Holmes du surnaturel que j'avais devant mes yeux.

Un look quelque peu excentrique, reflet d'une élégance singulière ; un anneau orné du  troisième œil  à sa main gauche ; une voix caverneuse aux tendances ténébreuses ; un regard pénétrant et des pensées claires sur cet obscur univers : tel est l’énigmatique Monsieur Fearson.

Le paranormal : une maladie héréditaire ?
Né dans le fin fond de la Normandie par une nuit de lune noire, Erick Fearson est l’aîné d’une lignée de six enfants. Il est rapidement baigné dans le monde de l’étrange : fils d’un magicien, petit-fils d’un guérisseur, neveu d’un sorcier et d’une cartomancienne, cousin d’une médium...

Il assiste avec enthousiasme aux spectacles de magie que produit son père. C’est la première fois qu’il connaît ce sentiment : le mystère - sentiment qui n’est pas près de quitter le jeune garçon …

A 9 ans, son père trépasse dans un fatal accident de la route, Erick récupère – non pas sans difficultés -, son matériel de magie et expérimente quelques tours. Durant ainsi près de 6 années, il apprend les bases de l’illusionnisme.
Dans une malle du grenier de sa maison, Erick trouve un livre qui le marquera Le Grand Livre des Fantômes, il y découvre un nom qui va rester gravé durablement en sa mémoire : Harry Price, le célèbre chasseur de fantômes anglais.

Les dimanches, l’aïeul et son petit-fils se retrouvent et s’adonnent à des "jeux paranormaux". Au cours de ces activités dominicales, Erick apprend à se familiariser avec les instruments fétiches : pendules, baguettes de sourcier, etc. Il assiste aussi à la guérison de son beau-père par son grand-père.

Le syndrome du bizarre

Puis il est atteint du syndrome du bizarre. Entre seize et vingt ans il se produit de plus en plus en public. Il voyage aussi. Sillonnant bien entendu les routes de sa Normandie natale et découvrant l’abbaye de Mortemer, un des sites les plus hanté du territoire français, qu’il fréquentera assidûment par la suite, y organisant même des visites thématiques sur les légendes du domaine. Ses recherches s’étendent aussi au reste du pays et du monde : la Bretagne, le pays des dolmens et des korrigans ; l’Angleterre et ses landes brumeuses sur lesquels sont bâtis d’imposants châteaux hantés.

Durant cette période prospère, Fearson fait la connaissance des organisateurs du festival international des magiciens de Rouen, festival qui, rappelez-vous, se déroule aujourd’hui à Forges-les-Eaux. Il s’y impliquera fortement durant les années 90 dès lors que le festival prend de l’ampleur et que les plus grandes stars mondiales de la magie s’y produisent.

Puis un art nouveau le passionne, le « bizarrisme », comprenez l’intrusion du mystère et de l’étrange dans la vie quotidienne en tant qu’expression artistique. Erick Fearson est l'un des rares artistes français à pratiquer cet art.

En 1999, il découvre le site Web Maison-hantee.com, alors consacré à des jeux d’enquêtes dans la région lyonnaise. Cela intéresse notre chasseur de fantôme qui deviendra par la suite le complice du rédacteur en chef, Olivier Valentin. Toujours aujourd’hui, ils nous dévoilent les derniers news de l’actualité du fantastique et on peut aussi se délecter en lisant leurs comptes-rendus de chasses aux fantômes dans différents lieux hantés de France et du monde.

Fearson continu d’explorer les hantises de notre monde, il intervient quelquefois dans les médias et notamment au Canada où il coproduit une émission télévisuelle dont le principe est de suivre les pas de chasseurs de fantômes. Il se produit dans les cabarets, les palaces parisiens et anime des soirées chez les particuliers. Au programme de ces énigmatiques soirées : séance de mentalisme, de lecture de tarots, discussions autour du paranormal, etc.

Le chasseur de fantômes se dévoile …

Erick s’est aussi découvert une vocation d’écrivain. Ainsi, en octobre 2008, il publie chez Jean-Claude Lattès son premier ouvrage intitulé Manuel du chasseur de fantômes où, comme le titre l’indique, il nous renseigne sur l’art d’étudier correctement le monde trouble de l’après-vie et en particulier des fantômes. Racontant d’abord ce qu’est un fantôme et les plusieurs façons dont il peut apparaître, abordant ensuite les questions essentielles que l’on pourrait se poser : Comment savoir si sa maison est hantée ? Les fantômes sont-ils plus actifs le jour ou la nuit ? Comment résoudre une hantise ? La procédure à suivre pour préparer une chasse aux fantômes, de quelle manière interroger les témoins, etc. Puis vous trouverez à la fin du livre quelques notions fondamentales sur le spiritisme, le test Psi, … A la toute fin, des fiches de formulaires d’interview (pour les témoins) à découper sont disponibles - très pratique !
***
Pour ma part, ce fut une lecture savoureuse. Les idées sont exprimées clairement et sobrement - ce qui est loin d’être le cas de tous les ouvrages traitant de ce sujet qui ne poussent pas bien loin la réflexion… Nombreux sont ces documents qui ont fait tomber la majorité des foules dans des clichés erronés, des stéréotypes. Le Manuel du chasseur de fantômes transcende ces idées fausses que les populations se sont forgées au fil, notamment, de la littérature fantastique, du cinéma et surtout de certaines émissions télévisuelles. Fearson remet à leur place ghoststbusters aux théories infondées et autres spirites sans scrupule.
Je recommande donc ce manuel à tous: pour ceux qui acceptent cette hypothèse de côtoyer des fantômes ; ils seront servis en informations. Et pour ceux qui ne conçoivent guère la présence terrestre de ces créatures surnaturelles ; il vous fera cependant fantasmer sur cet Univers…
Ce livre constituera une véritable référence dans les années à venir sur ce mystérieux domaine que la science cherche inlassablement à occulter lorsqu’elle ne s’appelle pas science occulte.
Cet essai est, souhaitons-le, le premier d’une longue série.
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Plus récemment, en juin dernier précisément, il sort sur TheBookEditions.com un nouveau livre où il nous raconte ses chasses aux fantômes dans la Normandie hantée en compagnie de l’écrivain Michel de Grèce. Hantise en Normandie est en vente sur le site uniquement.

Au terme de ce portrait, vous l’aurez compris, M. Erick Fearson est donc un incontournable en matière de « fantômologie ».

Pour conclure, je vous laisse avec cette interview qu’il m’a très aimablement accordée.

Petite discussion avec un chasseur de fantômes...
Merlin : En quoi consiste votre métier de chasseur de fantômes ? Les chassez-vous vraiment ?
Erick Fearson : En vérité, je ne les chasse pas comme on pourrait le penser. En effet, mon rôle ne consiste pas à les expulser hors d’un lieu, mais de les approcher pour mieux les comprendre et écouter ce qu’ils ont à nous apprendre sur nous-mêmes et sur le monde qui nous entoure. Car si un fantôme se manifeste, ce n’est jamais par hasard. D’ailleurs, je ne crois pas au hasard, seulement aux coïncidences significatives.


L'abbaye de Mortemer (Eure) est un des lieux les plus hantés de France

Comment définiriez-vous un « fantôme » ? Donnez-vous raison à A. Dumas qui écrivait : « Les fantômes ne se montrent qu’à ceux qui doivent les voir » ?
Objectivement, un fantôme est pour moi une manifestation d’énergie qui va modifier, par des méthodes paranormales, l’environnement dans lequel ils se manifestent. Subjectivement, il peut être l’âme d’un défunt ou encore une simple image (ou un son ou une odeur) résiduelle qui revient hanter notre monde. Quoi qu’il en soit, et comme je le disais précédemment, il ne se manifeste jamais au hasard et ne se manifeste pas à n’importe qui. En ce sens, je suis entièrement d’accord avec Alexandre Dumas.

Lors d’une chasse aux fantômes, de quelle manière investissez-vous les lieux, quelles sont les différentes étapes ?
Tout d’abord j’établis un contact avec le locataire et/ou le propriétaire. En règle générale, cela m’est facile puisque bien souvent c’est eux qui me contactent en premier. Ensuite je récolte le témoignage de toutes les personnes ayant vécu le phénomène. Je fais un rapide tour du lieu en ouvrant mon sixième sens. A ce stade, je suis peu équipé, hormis d’un détecteur de champ électromagnétique, d’un thermomètre infrarouge et d’un appareil photo. Je vais ensuite faire une enquête de voisinage ainsi que des recherches plus poussées pour tenter d’en savoir plus. La prochaine étape consistera à faire une enquête de terrain avec tout l’équipement nécessaire (caméra infrarouge, détecteur divers…). Si cela est possible, je reste une journée et une nuit complète pour effectuer le plus en profondeur possible cette enquête, qui comprendra naturellement une phase d’observation. Si à l’issue de cette enquête, il semble que le lieu est hanté, je vais poursuivre mes recherches et tenter de savoir qui hante le lieu et pourquoi.

Avez-vous déjà vécu un phénomène de hantise ? Vu un fantôme ?
Oui, j’ai déjà vécu certains phénomènes de hantises et ce, depuis l’enfance. Je ne m’en étonne pas plus que ça d’ailleurs. Quant à me retrouver nez à nez avec un fantôme comme on peut le voir dans les films, cela ne m’est pas encore arrivé. Mais c’est le Saint Graal de tous les chasseurs de fantômes.

Votre Normandie natale est-elle haut placée dans le palmarès des régions les plus hantées de France ? Quels sont les lieux où les hantises sont les plus surprenantes ?
La Normandie est en effet une région hautement hantée, peut-être même la région la plus hantée de France. Je rajouterais avec la Normandie, la Bretagne et l’Auvergne. Quant aux lieux les plus hantés de France ou de Normandie, je préfère rester discret par respect aux propriétaires concernés qui m’ont fait promettre de garder le silence.

En France, quels sont les endroits hantés qui vous ont le plus interpelé ?
Les lieux qui m’interpellent le plus, sont les lieux qui ont une véritable histoire. Ce ne sont pas forcément les lieux les plus médiatiques. Je citerais un lieu Normand pour l’exemple : l’Abbaye de Blanchelande dans la Manche qui est un lieu où le surnaturel est palpable.


Les murs du château de Carrouges (Orne) sont hantés par une malédiction sanglante...

Et à l’étranger, quels pays vous semblent habités par bon nombre de revenants ?
Tous les pays possèdent leur lot de fantômes. Seulement, dans certains pays, les habitants en parlent avec plus de facilité. Je pense notamment à l’Islande. Sinon, hormis la Grande-Bretagne, je citerais avec l’Islande, la Russie ou le monde de l’invisible est très palpable.

Vos quelques « apparitions » dans des émissions de télévision en prime-time sur le paranormal en tant que consultant vont ont été parfois reprochées posant un problème de crédibilité (notamment La soirée de l’étrange sur TF1 avec Eve Angeli), que répondez-vous à ces critiques ?
En vérité je me soucie peu des critiques. Si je devais le faire, je n’aurais rien réalisé de ce qu’a été ma vie. Je fais de la citation de Jean Cocteau mon précepte : « Ce qu'on te reproche, cultive-le, c'est toi ».
Pour en revenir à la fameuse émission avec Eve Angeli, bien sûr, j’ai été déçu du résultat. D’autant qu’ils ont décidé de ne pas diffuser les choses étranges, mais pas forcément ultra spectaculaire, qui se sont passées cette nuit-là. Ils ont préféré focaliser sur les réactions d’Eve Angeli. Pour les téléspectateurs, il est donc justifié d’avoir l’impression d’assister à une farce. Après cette expérience télévisuelle, j’ai décidé d’arrêter de collaborer avec la production d’ailleurs. Et puis, pour ma défense, je n’avais aucun droit de regard sur le montage final. Malgré ça, je ne regrette rien. J’assume toujours tous mes choix. Peu m’importe les critiques. Et puis sur la soixantaine de diffusion TV dont j’ai fait l’objet, il est normal parfois de faire quelques erreurs de parcours.
Enfin, et pour finir, il est logique de devoir faire des concessions, mais jusqu’à une certaine mesure. Cela le téléspectateur ne le sait pas et ne peut le savoir. Malheureusement, cette fameuse émission a franchi cette mesure.
Mais je pense néanmoins qu’il est possible d’aborder l’univers des fantômes avec respect à la TV. Mais pour des problèmes d’audience, il y aura toujours des concessions à faire, et que de toute façon, on ne peut jamais faire l’unanimité. D’autant que les français sont reconnus pour avoir la critique facile. Ils parlent beaucoup, mais n’agissent pas forcément. Je préfère agir, malgré la critique qui sera de toute façon toujours présente et facile.

Pouvez-nous nous dire quels sont vos projets actuels ?
Je suis actuellement en train de finir la rédaction d’un ouvrage uniquement réservé aux professionnels des arts divinatoires et ensuite je me remets à la chasse aux fantômes. J’ai aussi quelques projets de « Ghost-Tour » en France, mais il est trop tôt pour en parler. Enfin, je continue de présenter mes démonstrations de mentalisme ici et là.

A votre avis, quelle place occupera le paranormal dans les années à venir ?
Le paranormal occupera la place que les passionnés voudront qu’elle occupe. Le paranormal a toujours été présent dans notre société à plus ou moins grande échelle. Maintenant, il nous appartient de le mener plus loin en l’explorant plus en profondeur. Mais cela suppose de s’y intéresser sincèrement plutôt que de s’attacher uniquement à la surface, c’est-à-dire au côté spectaculaire et forcément réducteur de la chose. Néanmoins, j’ai toujours pensé sincèrement que l’Art (quel qu’il soit) est un « médium » formidable pour véhiculer cet univers et susciter la réflexion chez l’autre. C’est ce que je m’attache humblement à faire.

Liens
chasseurdefantomes.com – le site du Manuel du chasseur de fantômes
altitalenti.com – le site de l’entreprise d’Olivier Valentin


LA SEMAINE PROCHAINE. Nous irons fouler les angoissantes allées pavées du cimetière du Père-Lachaise à Paris.

samedi 7 novembre 2009

Au château de Tiffauges...

.... OU LA PASSION DU SANG.




Mercredi 26 octobre 1440. Un curieux cortège se forme dans les rues de Nantes. A sa tête, quelques ecclésiastiques. Mais alors que la procession se dirige peu à peu vers la prairie de Biesse, tous les regards de la foule sont rivés sur un homme - Gilles de Rais. Si l’on en juge par sa prestance remarquable, ce jeune homme de trente-six ans pourrait sans doute être issu de haute noblesse. Il assiste deux condamnés couverts de chaînes. Mais lui aussi est condamné. Lui aussi est enchaîné. Lui aussi périra dans les flammes et se repentira en enfer de ses crimes odieux.

Note : Comme vous pourrez le constater, cet article n'est pas riche en photographies. J'en suis désolé et espère toutefois qu'elles vous satisferont.

Il était une fois, durant l’automne 1404, dans la sinistre Tour Noire du château de Champtocé (Maine-et-Loire), un homme, Guy de Laval et une femme, Marie de Craon, qui donnèrent naissance à leur fils Gilles. Sa mère possède bien des richesses, elle descend des Craon et des Machecoul. Quant au père Guy de Laval, lui aussi n’est pas sans fortune.
Dans sa onzième année, Gilles va perdre sa mère, puis son père éventré par un sanglier. C’est donc son grand-père Jean de Craon qui récupère Gilles - mais récupère surtout l’immense patrimoine qu’il possède. Son aïeul est réputé étrange même si quelques habitants le dise débonnaire et faible, une majorité le caractérise de violent et sans scrupule.
Toujours est il qu’il se peut que Gilles ait été « lâchement » éduqué si l'on en croit ses quelques dernières paroles avant l’exécution capitale :

''Pères et mères qui m’entendez, gardez-vous, je vous en supplie, d’élever vos enfants avec mollesse. Pour moi, si j’ai commis autant de si grands crimes, la cause en est que, dans ma jeunesse, l’on m’a toujours laissé aller au gré de mes volontés''

Élevé dans la violence et le libertinage, il arrange à seize ans avec son grand-père, l’enlèvement de sa riche cousine Catherine de Thouars pour l’épouser secrètement contre son grès en 1420. Offusquée, la mère de Catherine ne consent pas à léguer ses biens au profit de son gendre. Mais Gilles et son grand-père la séquestre aussi en la menaçant de mort : elle cède.
Mais l’élève ne tardera pas à surpasser le maître …

Par la suite, il partit guerroyer contre les Anglais et s’illustra comme vaillant guerrier. Lorsqu’il revint, il prend lui-même l’entière possession de ces biens immenses. Ses revenus annuels sont exorbitants, ses châteaux, ses seigneuries et ses domaines seront dilapidés en moins de seize années.

Nous sommes en 1429 et c’est la consécration pour Gilles à qui son cousin, favori du roi Charles VII, Georges de la Trémoille apporte son soutien. Le peuple adule ce jeune martial.
Mais une rencontre va profondément le marquer. Lorsqu’il se trouve à Chinon, un certain 6 mars, il voit la jeune paysanne appelée Jeanne d’Arc qui se dit envoyée par Dieu après avoir entendu des voix lui ordonnant d’aider le royaume à bouter hors de France les troupes anglaises.
Charles VII confie à Gilles la mission d’aider la Pucelle dans chacune des ses batailles : Orléans, Patay, et enfin de l’escorter de l’abbaye de Saint-Rémy jusqu’à celle de la Saint Ampoule pour le sacre de Charles VII. C’est durant cette période faste qu’il sera nommé maréchal de France.
Mais là, tout bascule. Sa carrière politique et militaire semble se compromet depuis que Jeanne d’Arc à été brûlée vive en 1431. La bataille de Lagny, en 1432 sera sa dernière. Quant à La Trémoille, il est écarté du pouvoir. Gilles disparaît alors dans ses châteaux.

Il se livre aussi à toute une série de débauches et de plaisirs onéreux.
Pour oublier, il organise de gargantuesques festins, des fêtes exceptionnelles, des spectacles inouïs et attire des acteurs prodigieux qui ne portent, dit-on, jamais  deux fois les même costumes. Il fait venir les meilleurs chanteurs et parmi eux, bon nombre d’enfants.
Les convives, quel que soit leur niveau social, sont invités à festoyer à volonté de vin et de plats exquis sans payer quoi que soit. Sa mégalomanie autant que sa frénésie n’ont plus de limites. Il ordonne le chantier d’une collégiale et d’une maison de militaire. Ses châteaux tels que Pouzauges, Champtocé, Machecoul ou Tiffauges dont les pièces s’ornent peu à peu d’orfèvreries remarquables et de pierres précieuses jouissent rapidement d’un grand prestige.
Seulement voilà, les frais s’élèvent peu à peu. Gilles se résout à vendre quelques uns de ses biens. Mais les mains de ses pairs vont s’empresser de voler la majorité de ses possessions avec rapacité. Sa fortune baisse considérablement.

A ce moment là, l’alchimie était fortement répandue. Elle comptait beaucoup d’adeptes parmi lesquels bon nombre de personnes hautement placées dans le pouvoir.
Alors que Gilles était en visite à la prison d’Angers, il y rencontra un soldat détenu qui l’intéressa. Inculpé pour crime d’hérésie, ce dernier possédait un livre sur l’alchimie et lui offrit.
Gilles comprit que si il réussissait à trouver le secret de la pierre philosophale, il pourrait enfin retrouver l’or dont il avait tant besoin.

C’est alors qu’il commence sa période sombre. A Tiffauges, il ne tarde pas à transformer les salles en de mystérieux laboratoires comptant une multitude de cornues, alambics, creusets et autre objets étranges.
Pour faire avancer les choses plus vite, il fait appel à l’italien Francesco Prelati qu‘avait déniché Eustache Blanchet, familier de Gilles, dans un cabaret près de Florence. Ce dernier, devant les expériences décevantes de Rais, le convainc de s’en remettre à Satan en signant un pacte avec son sang. Mais rien n’y fait. Le secret la pierre philosophale ne se dévoile pas.
Prelati fait alors venir les cousins de Rais : Gilles de Sillé, Henriet Griard et ce fameux Eustache Blanchet.
Pour le rituel satanique au cours duquel le démon doit révéler le secret, il faut lui offrir des mains, des yeux et des cœurs d’enfants.
Gilles de Rais envoie alors en mission Perrine Martin dite « La Meffray », femme peu ravissante, aux cheveux rares et épars, au regard sadique. Vagabondant dans les forêts sombres et désertes, elle accoste les enfants téméraires. Puis, sans dire mots, d’une façon étrange, ces derniers sont comme envoûtés et la suivent jusqu’à l’orée de la forêt où des «empocheurs», terrés dans les buissons, les bâillonnent et les enferment dans d’épais sacs pour les rapporter à sieur de Rais.

Lors de ses aveux, Gilles déclamera dans les détails les scènes odieuses qu’il faisait subir à ses innocentes victimes, les juges en seront même conduits à en voiler le visage du Christ.
Il capturait de préférence des garçons. Après les avoir bien cajolés, il les violait. Ensuite il les faisait monter sur ses genoux. Là, il se réjouissait à l’avance de ce qu’il allait bientôt faire : inciser le cou de sa victime et savourer cet instant, pareil à la dégustation d’un met délicieux, tandis que le sang maculait peu à peu le sol qui ne ressemblait  à une mare sombre et coagulée dans laquelle trempait quelques papiers jaunis et où flottaient des scalps ou des corps d’oiseaux vidés, depuis longtemps déjà, de leurs entrailles. Sa jouissance bat son plein, lorsque il démembrait ensuite le corps, lui tranchait la tête, et, dans un mouvement de satisfaction absolue, brûlait les cadavres dans l’âtre, désormais immolés à Satan ; dans une épouvantable allégresse …
Tout ce rituel se déroulait dans la crypte Saint-Vincent au château de Tiffauges. Pendant qu’au dessus, dans la chapelle, chantaient des chœurs d’enfants dont les voix fortes et belles servaient à couvrir les hurlements d’agonies des victimes égorgées.

 La rumeur enfle rapidement. Partout où Gilles de Rais passe, la fréquence des disparitions d’enfants s’accroît brutalement. Les gens savaient, mais personne ne disait. Gilles de Rais, à moins qu’il ne le fasse par lui-même, ne pouvait être accusé eu égard à ses nobles origines.
Mais il commettra lui-même son arrestation : le 15 mai 1440, jour de Pentecôte. Durant la messe, il ose pénétrer à cheval et armé, dans l’église Saint-Étienne de Mer Morte, pour forcer Jean de Ferron à lui rendre le château vendu à son frère Guillaume. Gilles de Rais est arrêté quelques jours plus tard à Machecoul (Loire-Atlantique) puis jugé à Nantes.
Lors du procès, Rais avouera tous ses crimes. Il en reconnaîtra cent quarante même si il y en aurait huit cents - après les fouilles effectuées dans la crypte de Tiffauges qui révélèrent des ossements d‘enfants -. Il craint Dieu et c’est en larmes qu’il demande la levée de son excommunication qui lui sera finalement accordée.
Mais le 25 octobre tombe l’inévitable sentence :

''Gilles de Rais, accusé de "perfidie, apostasie hérétique et invocation de démon" […] La cour, nonobstant la dignité, la qualité dudit accusé, le condamne à être pendu et brûlé''.


Quant à ses complices, « La Meffray » serait morte en prison, Prelati avait lui réussi à s’en évader et gagner les bonnes grâces de René d’Anjou. Il sera pourtant pendu quelques temps plus tard après avoir rançonner un trésorier de France.

Le mercredi 26 octobre, périt au bout d’une corde, dans sa trente-sixième année, Gilles de Rais, le maréchal sans vergogne. Son cadavre fut ensuite porté au bûcher. Mais avant qu’il ne fut calciné dans sa totalité, quelques femmes de hautes lignées l’ôtèrent des flammes et allèrent, dolentes, l’ensevelir au couvent des Carmes.

Voilà comment se termine l’histoire de ce chérubin devenu diable.
Cet homme diabolique inspira sans doute Charles Perrault, au XVIIe siècle, pour écrire « La Barbe-Bleue », ou le conte d’un seigneur cruel …




Je me présente dans la crypte de Tiffauges.
Le silence mortuaire qui y règne n’est pas sans m’apporter un souffle d’angoisse. Les quelques touristes qui s’y trouvaient venaient de déserter l’endroit. Comme ils longeaient les ruines de la chapelle en passant à proximité des soupiraux, je vis leurs ombres se dessiner sur le sol de la crypte - j’eus peur.
Il y avait, à côté de l’entrée, une grille qui semblait protéger un trou. Je n’osai guère m’en approcher.

Alors que perdurait dans la crypte le funeste silence propre à ces lieux, les mots de Gustave Flaubert à propos du château de Tiffauges résonnèrent en moi : "un fantôme muet, abandonné, maudit, plein de résonances farouches"

***

Quelques jours après m’être rendu à Tiffauges, je lus un article surprenant : plus de cinq siècles après la mort de Barbe-Bleu, un habitant de Jersey venu visiter les ruines du château de Tiffauges, s’aperçut que le sang qui coulait entre ses veines était celui de Gille de Rais.
Il courut  ensuite les Archives avec avidité et fini par dresser son arbre généalogique… Déconcertant.
Ayant la preuve d'être le descendant de Barbe-Bleue, il se mit à parcourir de nuit la lande de Jersey, accoutré d’une masque de diable, d’une perruque, et d’un marteau clouté et d’une croix tressé de paille qu’il brandissait durant ses agressions – agressions qu’on dénombre par dizaines et viols, par vingtaine.
En 1971, la police l’arrête. Affabulé de la même façon : « J’allai à une orgie » leur dit-il.
Seulement voilà, on fit d’affreuses découvertes chez cet homme, notamment tout l’attirail nécessaire aux messes noires et une vaste bibliothèque alchimique.

La Barbe-Bleue n’est peut-être pas entièrement rasée …

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QUELQUES INFORMATIONS. Pour l'instant, notre périple dans la Vendée légendaire touche à sa fin mais reprendra certainement plus tard. La série suivante sera consacrée à quelques lieux énigmatiques de Normandie et notamment de la Seine-Maritime. Puis, de temps à autre nous regagnerons Paris et flânerons, si vous le voulez-bien, dans les cimetières de la capitale.